Résumé

Légende de Sainte Elidie, patronne de Saint Alyre… (1865)

Nous vous aurions passé, à la rigueur, l'éloge de votre Élidie, portant haut, pour une servante, le sentiment de sa dignité ; mais la sainte, mais le fétiche! ah! c'est trop!
Je pourrais, en effet, laisser de côté la sainte, si je croyais que ceux qui ont quitté la terre fussent indifférents à ce qui s'y passe. Tel n'est pas mon sentiment.
Je pense à cet égard ce qu'ont pensé tous les peuples, depuis l'origine que nous attribuons au monde jusqu'au temps où nous vivons. Tous, sans exception, ont cru que les morts s'intéressaient aux vivants et se plaisaient à les visiter.
Source : Gallica

Légende de Sainte Elidie, patronne de Saint Alyre… (1865)

Ces idées sont la base des religions, culte de Dieu, et culte des intelligences célestes ou des saints, intermédiaires bienveillants entre la grandeur du Créateur et la faiblesse de la créature.
Qu'y a-t-il là de si déraisonnable et où est le fétichisme? Direz-vous que Dieu n'ayant pas, comme les rois, besoin de ministres, nos prières peuvent se passer d'apostilles? Autant dire que Dieu, sachant ce qui nous est nécessaire, n'a pas besoin qu'on le prie
pour nous le donner. Et pourtant la prière n'est pas une invention humaine, elle est le cri de notre cœur.
Source : Gallica

Légende de Sainte Elidie, patronne de Saint Alyre… (1865)

Soit, dis-je au dignitaire, la sœur déshéritée du hameau ne tendra plus une main indiscrète à sa sœur la riche héritière de la ville, dont vous êtes le tuteur ; mais daignez au moins honorer en elle, pour l'édification publique, le courage et la vertu. Élidie a vu le jour sous le même ciel que Blaise Pascal, Michel l'Hôpital, le pape Gerbert et Vercingétorix. Une généreuse paysanne qui se laisse égorger pour ne pas se laisser déshonorer, serait-elle moins digne de respect et d'admiration que le génie, don gratuit de Dieu; la science, fruit de l'étude
Source : Gallica

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