Résumé

Jasserand La vérité sur la Commune, de 1870-1871… (1882)

Les membres du comité central avaient une carte rouge, pour pénétrer à l'intérieur de l'hôtel de ville il fallait la présenter. Nous n'en avions pas et le moment était critique, car nous avions déjà été remarqués.
Une idée audacieuse me vint à l'esprit; j'allais dans le premier bureau de tabac que je rencontrais et où j'achetais un cahier de papier à cigarettes rouge.
Je m'avance près de sentinelles qui m'arrêtent et me demandent où je vais ; je leur réponds que je suis membre du comité central et que j'ai ma carte. Elles me laissent passer avec mon souslieutenant.
Source : Gallica

Jasserand La vérité sur la Commune, de 1870-1871… (1882)

Ces ordres devaient être immédiatement communiqués au comité central siégeant à la préfecture; on nomma des délégués, mais je ne me trouvais pas du nombre des élus.
En sortant de cette réunion je n'avais qu'un but : empêcher ces infamies.
On vint, quelques instants après, me prévenir que notre commandant demandait sur-le-champ tous les officiers du bataillon à la salle du rapport; là, il nous dit qu'on devait l'arrêter dans la nuit avec plusieurs autres commandants, par ordre du comité révolutionnaire, et qu'il demandait un officier et cinquante hommes de bonne volonté pour le protéger.
Source : Gallica

Jasserand La vérité sur la Commune, de 1870-1871… (1882)

Un délégué vient à ce moment, annoncer à l'assemblée que M. le préfet Valentin venait d'être fait prisonnier et qu'il était détenu dans une salle voisine.
Pendant que le comité délibérait sur cette question, je reçus de M. Valentin, par une sentinelle, un bout de billet ainsi conçu :
« Veuillez, je vous prie, faire fusiller votre « prisonnier. »
« Signé: VALENTIN, républicain. »
Je le remis à un délégué qui monta sur une table pour en faire la lecture ; voyant les esprits échauffés et craignant pour la vie d'un innocent
Source : Gallica

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