Résumé

Jean-Joseph Laurent Légendes de l'Alsace. [Signé : J.-J. Laurent… (1863-1865)

Mais chez l'homme , ici-bas , il n'est rien d'immuable, Rien , pas même le désespoir.
Ainsi Conrad , d'abord inconsolable, Du temps enfin ressentit le pouvoir.
A ses sombres accès, dirai-je à sa folie ?
Succéda le chagrin , moins profond et moins noir ; Puis la douce mélancolie, Pendant le reste de sa vie , Prit et garda la place du chagrin.
Tout le jour il priait ou bêchait son jardin ; Le soir il s'endormait sur son lit de fougère ; Et, vers minuit, lorsque du monastère Les cloches, au timbre argentin, Sonnaient l'heure de la prière,
Il sortait de sa couche et quittait sa chaumière
Source : Gallica

Jean-Joseph Laurent Légendes de l'Alsace. [Signé : J.-J. Laurent… (1863-1865)

La , sous le frais rameau que la rosée incline , Qui tremble aux brises de la nuit, A travers la forêt, des nocturnes offices Il écoutait les chants ; et des saintes Clarisses, Par le divin amour ces concerts enflammés , Jusqu'au sommet des monts , portaient à son oreille , A son cceur, où le feu terrestre encor sommeille, D'Angèle et de sa voix les sons toujours aimés.
Une nuit cependant, du fervent solitaire Personne n'entendit la sonnette d'airain ; Personne ne vit plus, au souffle du matin, Dans la brume trembler son faible luminaire.
Source : Gallica

Jean-Joseph Laurent Légendes de l'Alsace. [Signé : J.-J. Laurent… (1863-1865)

Aussi 5 quand de l'aïeule elle eut fermé les yeux, Quand elle eut fait ses suprêmes adieux Aux champs, aux bois, aux toits de son enfance , Angèle vint, dans ces funèbres lieux , De la tombe chercher le calme et le silence.
Mais le jour même où , devant l'Eternel, S'élève avec l'encens la fervente prière ; Tandis qu'aux marches de l'autel, Sous ses longs crêpes blancs, à genoux sur la pierre, La pâle fiancée , à son mystique époux , Par le vœu le plus saint, si ce n'est le plus doux , Engage sa foi, sa tendresse
Source : Gallica

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