Jean de Néthy

Résumé

Jean de Néthy La Revue blanche

Mais l’instinct suprême de la vie, l’instinct de l’action et de la puissance refoulé, s’est terriblement vengé à son tour. Emprisonné dans la régularité étroite des mœurs adoucies, l’homme (le fauve) a commencé à se déchirer lui-même aux barreaux de sa cage. Il s’est inventé la plus grave des maladies : « la mauvaise conscience ». L’oubli, cet « appareil d’arrêt » sans lequel il n’est ni bonheur, ni espoir, ni gaîté, ni même de présent a été irrémédiablement dérangé dans l’homme. Le christianisme a ajouté à la mauvaise conscience, le péché, la culpabilité, le châtiment.
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Jean de Néthy La Revue blanche

L’aristocratie est une élite d’hommes forts, « de barbares », possédant une volonté inébranlable, ce « désir de puissance absolue, s’étant jetés sur des races plus faibles, plus paisibles. Sa prépondérance ne reposait pas seulement dans la force physique, mais aussi et surtout dans la force psychique, l’aristocrate était l’homme le plus parfait ou ce qui revient au même le fauve plus parfait. Car au fond de toute race aristocratique sommeille la bête féroce, « la superbe bête blonde, assoiffée de proie et de victoire, qui de temps à autre se réveille. »
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Jean de Néthy La Revue blanche

Elle s’incline devant cette religion avant tout plébéienne, qui, par l’artifice de l’amour attire à elle les malheureux, par celui de l’enfer, les lâches ; devant cette morale de l’altruisme qui a changé en vertus toutes les insuffisances du faible et de l’opprimé, stigmatisé l’homme heureux et fort et qui fait enfin dériver toutes ses lois d’un principe contradictoire, — car pourquoi prônons-nous l’abnégation d’autrui si ce n’est parce qu’elle nous est avantageuse à nous-mêmes ?
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