Louis Bertrand,
Nietzsche et la guerre
“ L’homme fort aime le risque, il cherche le danger de l’aventure, il est content d’avoir un bon ennemi, ne fût-ce que pour entretenir sa bravoure et aussi sa cruauté. Car il faut être méchant et cultiver diligemment sa méchanceté. En cent passages Nietzsche revient sur la nécessité qu’il y a, pour l’homme fort, d’être méchant. Ainsi, il est dur à lui-même comme il est dur aux autres. Grâce à cette éducation impitoyable, il devient, comme dit son pédagogue, « une bête complète ; » il goûte la joie profonde d’être une brute, de se sentir une brute malfaisante et destructrice. ”
