Louis Bertrand,
Nietzsche et la Méditerranée
“ Sans cesse en contact avec le barbare, le civilisé amolli par le bien-être, affiné par une culture morale ou intellectuelle trop négligente des réalités, y sent la nécessité de se rebarbariser pour s’adapter à son nouveau milieu. Il y reprend le sens de l’ennemi, qu’une sécurité toujours provisoire lui avait fait perdre. Certes, malgré sa rudesse acquise, le colon n’est point, ni ne doit être un barbare. Au contraire, en face de la barbarie, il se sent l’envoyé de la civilisation, et il en est fier. ”
