Résumé

Beurier Lemoine (A.). — L’habitude et l’instinct

C’est la volonté, c’est-à-dire le pouvoir que nous avons ou que nous croyons avoir de nous déterminer par nous-mêmes, qui crée ou tout au moins à laquelle on rapporte les plus importantes de nos habitudes. Comment l’effort volontaire augmente la facilité d’agir et prédispose les organes et les facultés à répéter les mêmes actes, c’est ce qu’il est facile d’expliquer par les lois générales de l’énergie et de l’activité. Il n’est pas plus malaisé de se rendre compte de l’affaiblissement graduel de l’effort au fur et à mesure qu’augmente la puissance de l’habitude.
Source : Wikisource

Beurier Lemoine (A.). — L’habitude et l’instinct

Il ne fait grâce ni à l’instinct d’expression, ni à l’instinct de la marche, pas même à celui de l’équilibre, ni à celui auquel on rapporte « ces clins d’œil rapides qui mettent instantanément le globe oculaire à l’abri d’un danger derrière le voile des paupières. » Il ne met au compte de l’énergie instinctive, que l’action de têter, la déglutition, la succion, l’inspiration, l’expiration, l’excrétion, enfin et surtout le grand acte de la génération.
Source : Wikisource

Beurier Lemoine (A.). — L’habitude et l’instinct

Quelles sont tout au moins ses conditions d’existence ? sans stimulus qui sollicite l’activité, sans besoin en un mot, il n’y a pas d’instinct ; le besoin, voilà son fond premier. La sensation du besoin est sa seconde condition. Il fuit la douleur du besoin dont il naît, sans rechercher le plaisir comme le résultat futur de l’action : il est donc plus que le besoin et moins que le désir. Il pousse l’agent,, il le force à produire un effet, il ne lui propose pas une fin : il est aveugle et cependant on ne saurait lui refuser une certaine conscience si affaiblie qu’on voudra.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature