Émile Boutroux,
Bouillier (F.). — Morale et progrès
“ Le libre arbitre, absolument réduit à lui-même, s’anéantit dans la puissance indéterminée. D’autre part, il faut en convenir, la raison, dépouillée de toute activité créatrice, perd jusqu’à cette ombre de l’existence qui s’appelle le possible. La puissance n’acquiert une essence et ne devient libre arbitre, volonté, effort, détermination, que par des emprunts de plus en plus considérables faits à l’Intelligence ; et de même l’Idée ne devient raison, science, loi, instinct, tendance morale, qu’en recevant par degrés, de la puissance créatrice, l’existence et la vie. ”
