Résumé

Portrait de Théodule Ribot Théodule Ribot Despine (P.). — De la folie au point de vue philosophique

Ce qui caractérise la folie, ce n’est pas une lésion cérébrale, mais un état de l’esprit : on peut présenter les lésions cérébrales que l’on rencontre dans la folie, sans être fou. Ensuite, Esquirol a le tort de considérer la folie et l’aliénation mentales comme des choses synonymes, de désigner sous le nom de folie l’ensemble des désordres mentaux. Pour M. Despine le mot folie a un sens plus restreint : « il ne s’applique qu’à l’aliénation mentale dans laquelle les facultés morales sont seules altérées, les facultés intellectuelles restant intactes. »
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Portrait de Théodule Ribot Théodule Ribot Despine (P.). — De la folie au point de vue philosophique

M. Despine a consacré plus de 200 pages à analyser les divers modes de folie, à montrer que ce qui les caractérise ce n’est point la lésion de l’intelligence, mais la lésion des facultés morales. Un homme se croit le père Adam, c’est une passion orgueilleuse. Un homme se croit damné, mangé par la vermine, c’est une passion triste. D’autre part, on peut être fou sans présenter aucun trouble de l’intelligence.
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Portrait de Théodule Ribot Théodule Ribot Despine (P.). — De la folie au point de vue philosophique

Chez l’individu le plus moral les mauvais penchants sont en germe ; et sous l’influence des passions, l’homme peut accomplir des actes que sa conscience réprouve. En pareil cas la responsabilité existe.
Nous avons vu que c’est dans le cerveau qu’il fallait chercher, le plus souvent, la cause de la folie pathologique ; nous avons vu que chez les criminels on devait admettre dans la plupart du cas une modalité anormale du cerveau. Mais ce sont les causes morales qui apportent le plus fort contingent à ce que M. Despine appelle la folie chez l’homme en santé.
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