Résumé

Joseph Lair Jacques Bonhomme et son régisseur… (1869)

JACQUES BONHOMME. Ne parlez pas de vos ennemis. Les plus dangereux sont ceux qui s'appliqueraient à rendre entre nous une séparation inévitable.
LE RÉGISSEUR. Suspecterait-on ma probité?
JACQUES BONHOMME. Laissons votre probité tranquille. En dépit des rudes leçons de l'expérience, il me répugne de croire au mal de parti pris. Je préfère croire à l'erreur, à l'entraînement, à la faiblesse. S'il m'était démontré que vous agissiez, vous et votre compère, en connaissance de cause, avec entente préalable, préméditation, comme on dit au palais, peut-être qualifierais-je sévèrement votre conduite.
Source : Gallica

Joseph Lair Jacques Bonhomme et son régisseur… (1869)

JACQUES BONHOMME ET SON RÉGISSEUR
Dans un pays qui n'est pas, je crois, très-éloigné du nôtre, vit et vivra longtemps, s'il plaît à Dieu, un riche propriétaire nommé JACQUES BONHOMME. Ses ancêtres étaient autrefois fort pauvres, fort misérables, mais grâce au travail, à l'économie et surtout depuis qu'ils eurent, vers la fin du siècle dernier, réformé certains abus -— pas si bien, cependant, qu'il n'en soit resté des traces — peu à peu leur mince avoir s'arrondit.
Source : Gallica

Joseph Lair Jacques Bonhomme et son régisseur… (1869)

Ainsi, sans s'en apercevoir, sans le soupçonner, Jacques Bonhomme, malgré sa richesse que l'on qualifiait parfois d'inépuisable, — sottise! y a-t-il au monde un trésor que le défaut d'ordre et d'économie ne vienne à bout de mettre à sec? — Jacques Bonhomme allait tout doucement à la ruine par cette méthode infaillible dont les trois points fondamentaux sont, comme chacun sait, d'acheter cher, de vendre bon marché et de manger son blé en herbe.
Source : Gallica

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