Résumé

L. L. Trois leçons sur les participes (1834)

Si l'action est toute concentrée dans le sujet qui la subit plus fréquemment qu'il ne l'exerce, action qui l'affecte seul, qui ne peut affecter d'autre objet, le verbe est neutre; cette appellation n'a ni clarté , ni justesse, mais elle est consacrée par l'usage. Tomber, trembler, frissonner, sont donc neutres. D'autres disent : « Le verbe neutre est celui après lequel on ne peut mettre quelqu'un ni quelque chose. »
Source : Gallica

L. L. Trois leçons sur les participes (1834)

Mais, qu'est-ce que la qualité d'un sujet, si ce n'est la manière dont il est? Qu'un homme soit pensif ou préoccupé, c'est toujours la manière d'être de cet homme. Cependant pensif est un adjectif, et préoccupé est un participe; voyez si les idées exprimées par ces deux mots ne sont pas de la même classe? Une définition n'est bonne que quand elle s'applique à tous les cas possibles, et il est des adjectifs qui n'expriment pas l'idée de qualité.
Source : Gallica

L. L. Trois leçons sur les participes (1834)

Si le participe n'est pas adjectif, c'est-à-dire, s'il n'exprime pas l'idée de la manière d'être d'un sujet clairement déterminé, ce participe ne peut pas exprimer autre chose qu'une action faite ou subie par le sujet. Or, que fait-on d'un verbe ? — On lui donne le nombre et la personne de son sujet. — Mais si l'auxiliaire qui accompagne le participe, a déjà pris le nombre et la personne de ce sujet ?
Source : Gallica

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