Résumé

La dernière lettre d'un vieux curé (1874)

Comme l'air qui t'anime et le pain que tu manges, C'est la prière, Paul, qui doit te soutenir ; Par elle ta faiblesse au Dieu fort doit s'unir, Et ton cœur secouant la fange de la terre Doit respirer des cieux la divine atmosphère.
Si le joug du devoir t'écrase ou te meurtrit, La prière d'un mot le change en croix du Christ ; Elle te transfigure en Simon dé Cyrène, Jésus t'aide et l'amour fait oublier la peine.
Source : Gallica

La dernière lettre d'un vieux curé (1874)

Paul, écoute-moi bien : Je vais laisser mon cœur s'épancher dans le tien : Unique rejeton de ma pauvre famille, Orpheline, sans pain, timide jeune fille, Ta mère sous mon toit dut chercher un abri.
D'un frère bien-aimé fille et portrait chéri, Sa candeur embauma dix ans mon presbytère ; Et quand j'unis son sort à celui de ton père, Ma main qui les bénit dut essuyer mes pleurs.
Ah ! Dieu me réservait de plus cruels malheurs.
Un soir, c'était minuit : on frappe à ma fenêtre.
a Un homme va mourir : un prêtre, vite un prêtre.
Source : Gallica

La dernière lettre d'un vieux curé (1874)

Dans l'âtre un feu mourant, de sa lueur blafarde, Montre ses traits maigris par le vice et la faim.
Ses doigts se sont crispés sur le fer homicide, Et la mort aux aguets n'attend plus qu'un effort, Quand un jet lumineux, comme un éclair rapide, Arrive à son regard et désarme la mort.
Source : Gallica

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