Résumé

La petite lanterne de Corravillers… (1876)

Quand vous allez voter, laissez causer chacun à sa guise, seulement informez-vous pour qui le curé vote, donnez votre voix à celui qu'il combat, qu'il signale en chaire comme un rouge, un révolutionnaire, un communard, un ennemi de la religion, vous tomberez toujours bien et aiderez à sortir les paysans de la terrible ignorance qui les jette dans les grilles des jésuites; après on cherchera à vous instruire, à ne plus vous laisser être les dupes dos intriguants, des menteurs, des tireurs de sous, qui sont toujours à vous sucer et ne vous donnent jamais rien que des promesses trompeuses.
Source : Gallica

La petite lanterne de Corravillers… (1876)

Tellement que le pauvre Maire de Belotte ne sait plus où se fourrer quand il va à la foire; dernièrement ils lui ont tout dit, hors, honnête homme ; cependant il fait toujours bien voler sa commune.
On m'a dit qu'à Remiremont, à Lure, à Luxeuil, partout c'était la même chose ; aussitôt qu'ils s'aperçoivent qu'on n'a pas leurs opinions, ils vous traitent d'imbéciles, de rossards, de calotins, d'exploités du curé ; si cela doit continuer comme depuis deux ans, il n'y aura plus moyen de sortir sans être blagué, ce qui est fort embêtant.
Source : Gallica

La petite lanterne de Corravillers… (1876)

CORNOUILLARD. — Je ne sais pas où tu vois tant de menteurs autour de nous, je n'en connais pas un ; quand il y a une élection comme l'autre jour, le curé qui est savant, qui, lui aussi sait ce qu'il nous faut, auquel j'ai entendu dire souvent que des gens comme nous, ne devaient jamais s'occuper de politique, afin que tout aille mieux, donne un conseil à ma femme, et je m'en suis toujours bien trouvé.
Source : Gallica

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