Résumé

Lafont Défendez-vous : ne calomniez pas… (1818)

A peine m'étais-je évadé que mon respectable père, vieillard plus que septuagénaire, se vit en butte aux violences et à la rage du général Maringonné. Les larmes me roulent dans les yeux, à moi, vieux soldat qui jamais n'en ai versé, quand j'entends ce père malheureux rappeler les injures et les horribles menaces que vomirent contre lui des forcenés, et particulièrement M. Hue de la Colombe, officier d'état-major à Lyon.
Source : Gallica

Lafont Défendez-vous : ne calomniez pas… (1818)

Prisonnier et gardé par un gendarme qui ne quittait pas ma chambre, je me rappelai les menaces du général Maringonné. Combien de fois je l'avais entendu me dire , avec l'accent de la rage, à moi et aux officiers à demi-solde : « Vous êtes tous des brigands , l'échafaud, vous attend! » ( 1 ) Je ne pouvais douter de l'empressement que ce furieux mettrait à m'expédier pour la boucherie de Nîmes, J'avais mille fois exposé ma vie dans lés combats, et j'étais prêt à la sacrifier pour ma patrie. Mais servir de pâture à des antropophages!...
Source : Gallica

Lafont Défendez-vous : ne calomniez pas… (1818)

Des bandes d'assassins, publiquement organisées, vivaient de ravages, de pillage et de sang. Celui d'un officier français aurait fait les délices de ces cannibales. Le Ministre de la guerre ne l'ignorait pas; il me permit de fixer ma résidence à Lyon, auprès de ma famille qui s'y était réfugiée. J'y étais, quand le Ministre de là police transmit à M. de Sainneville, lieutenant de police, l'ordre de me met-
tre à la disposition du général, Maringonné qui commandait alors le département du Rhône.
Source : Gallica

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