Résumé

XXX,  L’Avancement des Officiers

“ Les services rendus ne peuvent ouvrir de droits à l’avancement qu’autant qu’ils ont mis en évidence l’aptitude du candidat au grade supérieur. Quand on achète un cheval, ce n’est pas pour les courses qu’il a gagnées, mais pour celles qu’il gagnera. Ainsi ni l’ancienneté de service, ni un fait de guerre simplement heureux, ni une invention utile, ni le fait d’avoir pris part à une campagne pénible ne constituent par eux-mêmes, et indépendamment de l’aptitude, des titres suffisants à l’avancement. ”
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XXX,  L’Avancement des Officiers

“ L’avancement à l’ancienneté a du moins l’avantage de laisser chacun à sa place, de ne pas bouleverser du jour au lendemain, sans raison apparente, les relations de commandement et de subordination, et d’assurer l’indépendance des caractères. Convenablement appliqué, c’est-à-dire tempéré par l’exclusion des éléments inaptes, il permet, comme je le prouverai tout à l’heure avec chiffres à l’appui, de recruter dans des conditions d’âge absolument satisfaisantes les officiers supérieurs et les officiers généraux. ”
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XXX,  L’Avancement des Officiers

“ Quand on a à choisir les dépositaires de la lourde charge du commandement, — plus lourde de jour en jour, à mesure que la guerre se fait de plus en plus scientifique, — et à confier par là-même à un homme un certain nombre d’autres vies humaines qu’il saura économiser ou qu’il gaspillera en pure perte, suivant qu’il sera habile ou non, il s’agit franchement d’autre chose que de satisfaire des ambitions, voire des appétits. ”
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