Résumé

Le Plébiscite du 8 mai 1870. Aux électeurs de la Dordogne… (1870)

Il est absurde que la volonté nationale d'aujourd'hui soit appelée à annuler d'avance la volonté nationale de demain, et que le peuple renonce à sa souveraineté par un acte de sa souveraineté. Embrasser un homme pour l'étrangler est un fait de trahison, ce n'est pas un principe. Comment la génération présente pourrait-elle légitimement confisquer, par la déclaration de l'hérédité, le droit de toutes les générations à venir ?
Source : Gallica

Le Plébiscite du 8 mai 1870. Aux électeurs de la Dordogne… (1870)

C'est là un acte d'une importance extrême ; on peut même dire que, depuis le 20 décembre 1851, le suffrage universel n'a jamais prononcé en une circonstance aussi grave, aussi solennelle; et il est certain, pour quiconque réfléchit, que la souveraineté du peuple n'aura, de fort longtemps, pareille occasion de triomphe.
Question considérable que celle qui vous est soumise! Vous allez, d'un mot, par un oui ou par un non, engager les destinées du pays ; vous allez fixer la forme du gouvernement ; vous allez décider entre la Monarchie et la République !
Source : Gallica

Le Plébiscite du 8 mai 1870. Aux électeurs de la Dordogne… (1870)

La monarchie héréditaire est donc si belle que la nation, ravie, charmée, domptée, aveuglée, ne voit pas que la voter, c'est voter aussi la reconstitution de la noblesse et la résurrection des priviléges dans un temps donné ? Une famille (tout homme qui a quelque peu d'histoire sait cela) , ne se perpétue pas, en effet, sur le trône sans grouper autour d'elle une aristocratie dévouée. Il est dans la nature qu'un prince veuille léguer des amis puissants à l'héritier de sa couronne : de là, une noblesse avec apanages, majorats, priviléges de toute sorte
Source : Gallica

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