Résumé

Lefebvre Saint-Ogan Mémoire sur Roscelin de Compiègne et le nominalisme… (1882)

Aussi bien, qu'il ait ou non professé les
doctrines théologiques qu'on lui attribue et quelque jugement du reste qu'on puisse porter sur ces mêmes doctrines, il faut pardonner à Roscelin en faveur de l'ardent amour avec lequel il a cherché la vérité. Si quelques-uns peuvent le blâmer d'avoir indiscrètement porté son esprit d'investigation dans des choses qui sont hors du domaine de la raison, on doit reconnaître qu'il a et jusque par ses erreurs, contribué au progrès de la philosophie.
Source : Gallica

Lefebvre Saint-Ogan Mémoire sur Roscelin de Compiègne et le nominalisme… (1882)

Ce Jean-le-Sourd appelé aussi Jean-leSophiste aurait été à proprement parler l'inventeur du Nominalisme; mais, dit Cousin dans son introduction aux OEuvres d'Abélard, « l'auteur d'une opinion n'est pas celui qui la soupçonne le premier, mais celui qui lui donne son vrai caractère en l'appuyant sur des preuves nouvelles, en en tirant des développements nouveaux, surtout en la répandant parmi les hommes. »
« Or, à tous ces titres, on ne peut mettre en doute, ajoute-t-il, que Roscelin ne soit l'auteur du nominalisme. »
Source : Gallica

Lefebvre Saint-Ogan Mémoire sur Roscelin de Compiègne et le nominalisme… (1882)

Mais cette maturité intellectuelle qui nous permet de prendre en pitié les jeux de l'esprit humain en son enfance, à quoi la devons-nous, sinon précisément à la Scolastique, pour une large part ?. On dédaigne aussi le collège et ses exercices, quand on les a quittés. C'est par eux pourtant qu'on a appris à leur devenir supérieur. Les six siècles de dialectique ont été les classes de grammaire de l'esprit humain.
Source : Gallica

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