Louis Allemand

Résumé

Louis Allemand La justice de Dieu (1871)

« Il ne te reste plus qu'à maudire Dieu et à mourir ! (1) » Je ne l'écoutai point au jour de ses séductions, lorsqu'elle insinuait, parmi les enchantements du plaisir, la corruption et une confiance homicide. Maintenant que, se montrant dans son horrible laideur, elle souffle le désespoir et la haine, je la méprise et je bénis Dieu sur les ruines de ma patrie.
Non, la France n'est pas morte ! je sais où la trouver vivante encore : à l'Eglise et au camp !
Source : Gallica

Louis Allemand La justice de Dieu (1871)

La plume allume plus d'incendies que le pétrole. Car le pétrole brûle des maisons, et la plume excite les passions incendiaires. On peut, à la rigueur, reconstruire tous ces palais, si on le juge utile; on ne restauré pas l'édifice moral des âmes sans un miracle d'en haut. Toutes les maisons de Paris, tous les chefs-d'oeuvre qu'il contenait, ne valent
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pas une âme rachetée. Enfin, les torches de l'incendie détruisent le passé; la plume détruit l'avenir en corrompant les générations. La poudre et le pétrole font sauter les murailles; la plume fait sauter les sociétés.
Source : Gallica

Louis Allemand La justice de Dieu (1871)

Il y a un homme plus coupable que ce monstre : c'est le monstre qui l'a armé, c'est le monstre qui
— 12 — lui a livré des victimes toutes couronnées de calomnies pour le sacrifice.
On croyait que Néron serait unique de son espèce. Eh bien! non : les principes modernes ont suscité une légion de Nérons.
Ris ton rire, Voltaire-Satan ! ta statue restera seule debout, pour jouir de la vue de Paris ruiné, déshonoré comme toi : jalousie de démon !
C'est toi, infâme, qui l'as ruiné, qui l'as assassiné.
Tu méprisais la France, tu l'as corrompue et tu l'as tuée.
Source : Gallica

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