Résumé

Louis-François Gamache Récit de la translation de Louis-Philippe-Joseph… (1827)

Le Prince, étant fatigué , demanda , sur les huit heures , un peu de légumes pour notre souper et nous nous couchâmes, ayant toute la nuit deux hommes qui se promenaient de long en large dans la chambre. Monseigneur demandait le matin au restaurateur ce qu'il voulait pour son dîner : on l'apportait à deux heures, et après le dîner, ne sachant plus que faire, nous faisions une partie de piquet. Le concierge nous a quelquefois prêté des livres, et des factionnaires, moins sévères que d'autres, nous laissaient un peu plus libres, en se retirant près de la fenêtre.
Source : Gallica

Louis-François Gamache Récit de la translation de Louis-Philippe-Joseph… (1827)

Il fut Aie retour à neuf, et il se coucha après avoir soupé. Le Prince fut agité toute la nuit, et il me dit en se levant qu'il voulait déjeûner de bonne heure, parce qu'il devait paraître au tribunal. Je lui fis frire des pommes de terre qu'il aimait beaucoup : j'étais bien éloigné de croire que c'était le dernier repas que je lui préparais.
A neuf heures , M. Yoidel vint voir Monseigneur : (c'était son défenseur) . Il était dans les meilleures dispositions, et croyait le Prince sauvé, à ce qu'il disait ; mais malheureusement il était condamné avant de paraître au tribunal (i) .
Source : Gallica

Louis-François Gamache Récit de la translation de Louis-Philippe-Joseph… (1827)

Son Altesse fut sensible aux sentimens que je lui exprimais, et me dit qu'elle voulait écrire à ses enfans, mais qu'elle craignait que les lettres ne fussent, comme à Marseille , décachetées et lues par les commissaires avant d'être mises à la poste (2) . « Je le crois « aussi , citoyen, » lui répondis - je, « on est « encore plus sévère ici qu'au fort Saint - Jean ; « à peine obtient-on une réponse de ceux à qui « on adresse la parole. »
Source : Gallica

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