Louis-Joseph-Gabriel de Chénier

Résumé

Louis-Joseph-Gabriel de Chénier Avis au peuple français sur ses véritables ennemis… (1848)

Les malveillants ont une tactique différente : ils s'emparent des généreux élans du peuple, excitent son enthousiasme ; et, quand ils se croient maîtres de ces passions que l'on peut, en France, si facilement enflammer, ils lui montrent, comme obstacle à renverser, comme barrière illégale à franchir, les sages limites qui séparent la liberté de la licence, l'égalité de l'oppression. Ils sèment la défiance entre le peuple et ceux qu'il a choisis pour dépositaires de son autorité. Contrôlant tous les actes des pouvoirs constitués, ils blâment ce qui est fait et vantent ce qui ne l'est pas.
Source : Gallica

Louis-Joseph-Gabriel de Chénier Avis au peuple français sur ses véritables ennemis… (1848)

Ceux qui ont de tels principes sont tes amis. Ceux-là ont l'intelligence pour comprendre les institutions d'un peuple libre, la droiture pour diriger l'intelligence, le courage pour agir, la prudence pour guider le courage; ceux-là entendent qu'un Gouvernement républicain doit être sage, prudent, ferme, qu'il est fondé sur l'ordre et qu'il a horreur de toute espèce d'excès.
Les hommes qui sont tes amis appellent Liberté, le droit d'agir et de manifester sa pensée sous l'égide de la loi, sub lege libertas: parce que la loi couvre, en effet, tous les citoyens d'une protection commune
Source : Gallica

Louis-Joseph-Gabriel de Chénier Avis au peuple français sur ses véritables ennemis… (1848)

Au lieu de conseils sages et bienveillants, c'est de l'acrimonie dans la plainte, de l'irritation dans la remontrance ; le but est de pousser à l'excès, parce qu'ils espèrent que, des excès commis dans une république, sortirait la monarchie qu'ils rêvent toujours.
D'autres, dupes d'une autre manière de leurs idées surannées, ne voient dans l'admirable conduite du peuple, revenu si merveilleusement au calme après une tempête qui renversa le plus beau trône de l'Europe, qu'un simple mouvement populaire qui n'a changé que les hommes, sans modifier les choses.
Source : Gallica

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