Léonard Marie Corentin Guyho

Résumé

Léonard Marie Corentin Guyho Lettre à M. le rapporteur de la loi sur le Sénat… (1875)

S'il s'agit, au contraire, d'un Sénat élu, c'est dans l'électeur que les garanties doivent être cherchées, garanties, non plus d'indépendance, mais d'esprit conservateur. En effet, quand l'électeur est conservateur lui-même, il élit des conservateurs sans qu'il soit besoin de gêner sa liberté et de porter atteinte à sa dignité en enfermant son choix dans des catégories d'éligibles. Quand l'électeur est radical, les entraves qu'on tente de lui imposer ne servent souvent qu'à lui faire préférer « le pire dans le mauvais ».
Source : Gallica

Léonard Marie Corentin Guyho Lettre à M. le rapporteur de la loi sur le Sénat… (1875)

Loin d'être une République fédérative, la France reste le pays le plus centralisé d'Europe. Le département français n'est presque qu'une expression géographique, une division administrative. Il a si peu d'autonomie qu'il a à peine une existence propre. L'inégalité n'est donc pas, chez lui, compensée par la Souveraineté, et le bon sens s'oppose à ce que tel petit département que je ne veux par citer ait, même au Sénat, une représentation identique à celle de la Gironde ou des Bouches-du-Rhône.
Source : Gallica

Léonard Marie Corentin Guyho Lettre à M. le rapporteur de la loi sur le Sénat… (1875)

Du droit d'élection dérive, par la force même des choses, et en dépit de toute disposition contraire, le droit de révocation. Ce droit, mieux vaut le régler que le méconnaître.
Même aux États-Unis, où le Président élu ne doit pas sa nomination au Congrès, la Constitution donne aux deux Chambres un moyen extrême, mais légal, de renverser du pouvoir le représentant d'idées devenues odieuses à la majorité du pays. Je veux parler du jugement du Président par le Sénat, sur la provocation de la Chambre des représentants.
Source : Gallica

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