Résumé

Pitray Que préférer ?... une assemblée unique omnipotente… (1848)

Mais dans la législature à longue durée, chaque année fait une brèche à la popularité individuelle et générale de la Chambre ; en outre, dans les contrées où les institutions et les moeurs sociales sont comme en France et en Amérique, empreintes d'un esprit d'égalité, on s'y ennuie , on y est promptement fatigué de voir la Chambre remplie des mêmes individus.
Source : Gallica

Pitray Que préférer ?... une assemblée unique omnipotente… (1848)

Croit-on qu'avec son omnipotence, cette législature manquerait de moyens d'influencer et de dominer les élections du tiers rentrant? N'est-ce pas un fait hors de toute contestation , qu'il est plus facile au gouvernement de diriger des élections partielles que des élections générales ? Il est donc plus que probable, il est pour ainsi dire certain, qu'à chaque élection, le tiers rentrant serait composé de plus en plus de membres appartenant à l'opinion, ou déjà associés par leur précèdent mandat, à la politique de la majorité.
Source : Gallica

Pitray Que préférer ?... une assemblée unique omnipotente… (1848)

M. Simiot a sans doute compris le danger d'une chambre unique, car il lui cherche une atténuation. Il ne demande pas le renouvellement intégral annuel, mais il voudrait que l'assemblée fût renouvelable par tiers chaque année. L'expédient manque son but. Il aggrave au lieu d'amoindrir le danger : si un corps unique, constitué de cette façon, devenait oppressif, jamais on en triompherait par les élections. La violence seule, et par conséquent, une révolution, en pourrait affranchir le pays.
Source : Gallica

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