Mallet, Diderot, Vandenesse

Résumé

Mallet, Diderot, Vandenesse L’Encyclopédie, 1re éd.

On entend par ce mot la privation des alimens trop succulens. On dit communément qu’un malade est réduit à l’abstinence, quand il ne prend que du bouillon, de la tisane, & des remedes appropriés à sa maladie. Quoique l’abstinence ne suffise pas pour guérir les maladies, elle est d’un grand secours pour aider l’action des remedes. L’abstinence est un préservatif contre beaucoup de maladies, & surtout contre celles que produit la gourmandise.
Source : Wikisource

Mallet, Diderot, Vandenesse L’Encyclopédie, 1re éd.

ABSTINENCE, s. f. Plusieurs croient que les premiers hommes avant le déluge s’abstenoient de vin & de viande, parce que l’Écriture marque expressément que Noé après le déluge commença à planter la vigne, & que Dieu lui permit d’user de viande, au lieu qu’il n’avoit donné à Adam pour nourriture que les fruits & les herbes de la terre : mais le sentiment contraire est soûtenu par quantité d’habiles Interpretes, qui croient que les hommes d’avant le déluge ne se refusoient ni les plaisirs de la bonne chere, ni ceux du vin
Source : Wikisource

Mallet, Diderot, Vandenesse L’Encyclopédie, 1re éd.

Saint Paul dit que les Athletes s’abstiennent de toutes choses, pour obtenir une couronne corruptible, c’est-à-dire, qu’ils s’abstiennent de tout ce qui peut les affoiblir ; & en écrivant à Timothée, il blâme certains hérétiques qui condamnoient le mariage & l’usage des viandes que Dieu a créées. Entre les premiers Chrétiens, les uns observoient l’abstinence des viandes défendues par la Loi, & des chairs immolées aux Idoles
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature