Résumé

Antoine Poissonnier-Desperriéres Mémoire sur les avantages qu'il y auroit à changer absolument la nourriture des gens de mer… (1771)

Plus de deux mille forçats condamnés dans le port de Brest aux travaux les plus pénibles, exposés toute l'année aux intempéries de l'air & aux pluies qui font très-fréquentes dans ce pays, résistent à toutes leurs fatigues, quoiqu'ils ne soient nourris que de très-gros pain & de légumes secs qui ont souvent fait campagne ; & ce qu'il y a d'important à observer, c'est qu'ils ne font jamais attaqués du scorbut, que lorsqu'ils sortent des Hôpitaux où ils font nourris avec de la viande fraîche.
Source : Gallica

Antoine Poissonnier-Desperriéres Mémoire sur les avantages qu'il y auroit à changer absolument la nourriture des gens de mer… (1771)

Pour établir la nécessité de cette réforme, j'employerai plus de faits que de raisonnemens : les faits portent la conviction dans l'esprit, & terrassent le préjugé ; les raisonnemens les plus solides, combattus par des raisonnemens spécieux présentés avec art, ne produisent plus que des doutes & des incertitudes.
Source : Gallica

Antoine Poissonnier-Desperriéres Mémoire sur les avantages qu'il y auroit à changer absolument la nourriture des gens de mer… (1771)

On convient généralement que les substances animales, quoique salées, font susceptibles d'une cLégénérescence visible, qui ne peut qu'accélérer la tendance qu'ont à la décomposition , toutes les liqueurs du corps humain ; ceux qui ne se nourrissent que de ces fubfiances-, font nécessairement plus exposés que les autres hommes à ces maladies putrides, pour lesquelles j'ai tant recommandé le régime végétal. Il seroit donc essentiel d'introduire parmi les Matelots, l'usage ordinaire d'alimens propres à écarter le scorbut, maladie cruelle qui fait un si grand nombre de victimes.
Source : Gallica

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