Marie Le Franc,
L’âme maternelle
“ Toutes ses rancœurs refoulées lui montaient aux yeux et aux lèvres. — Tu comprends, n’est-ce pas, ma petite Paulette ? Je suis bien misérable. Je ne compte pour personne dans la maison, personne ne m’a jamais montré un peu d’affection, même quand j’étais indispensable. Quand je serai vieux, ce sera pire... Puis tout à coup, il se souvint qu’il parlait à une enfant, à sa Paulette, qui jouait encore à la poupée. Son ivresse était tout à fait dissipée. Il plongea les yeux dans ses yeux, longuement, pour y chercher sa pensée. ”
