Résumé

Les deux cousins, ou réponse d'un petit duc à un petit roi… (1832)

La fortune te tend la main : Ta naissance l'a fait sourire.
On a joliment souri ! dites donc , est-ce par hasard que vous auriez oublié certaine protestation de certain mien cousin , gros , gras , grand , joufflu , rebondi, réjoui, épanoui, aimant, adorant, idolatrant, encoffrant les revenus attachés à la coiffure que vous savez ? — Je vous assure bien, parole d'honneur, que celui-là n'a pas plus souri à ma naissance qu'à la vôtre.
Mon premier jour fut aussi beau : Point de Français qui n'en convienne. Les Rois m'adoraient au berceau, Et cependant je suis à Vienne !
Source : Gallica

Les deux cousins, ou réponse d'un petit duc à un petit roi… (1832)

Bien dit, mon cousin ! vous avez un tact merveilleux pour juger les faiseurs de vers : ils ne sont que partisans des baptêmes, et des faveurs, si vous voulez bien. A bon entendeur, salut ! Avis surtout à certain grand Poulot de comique et niaise mémoire , sauf le respect que je lui dois. — Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute, entendez-vous, monsieur le petit général? — Bah! il est trop sot pour comprendre
Les eaux d'un fleuve bien mondain Vont laver ton ame chrétienne. On m'offrit de l'eau du Jourdain, Et cependant je suis à Vienne !
Source : Gallica

Les deux cousins, ou réponse d'un petit duc à un petit roi… (1832)

Qu'au nom du sol natal, vos coeurs, amis de France " Battent à l'unisson du mien ! »
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Cela vaut beaucoup mieux.
Méchant bourlet ! puisqu'un faux pas Même au saint Père ôtait la sienne : Mais j'avais pour moi nos prélats, Et cependant je suis à Vienne!
C'est bien! j'aime votre franchise et votre juste courroux contre une injustice. Vous savez : «Ne faisons pas à autrui, etc. » Faites-moi le plaisir de répéter cette phrase, mais dans son entier, à un de nos parens , gros financier des environs, qui paraît aimer les écus ; dites-lui que « bien mal acquis ne prospère pas. »
Source : Gallica

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