Horace,
Les quatre poëtiques d’Aristote…
“ Comme dans un repas de plaisir, une mauvaise symphonie, des parfums mediocres, des pavots mêlés avec le miel de Sardaigne, blessent des convives délicats parce qu’on pouvoit prolonger sans cela le plaisir d’être à table : de même un Poëme dont l’objet est de plaire à l’esprit, s’il n’est pas excellent, est dès lors détestable. Quand on ne sait point faire des armes, on ne s’avise point de manier le fleuret : quand on n’a point appris à lancer la balle, le disque, le cercle, on se tient en repos, pour n’être point la risée des spectateurs ; & cependant sans être poëte, on veut faire des vers. ”
