Résumé

Mme Milbeck Histoire déplorable de Milbeck… (1842)

Le faible rayon d'espérance que le bienveillant docteur avait répandu dans mon coeur, releva mon être au moment de succomber sous le poids du désespoir, et il comprit toute l'efficacité de ce moyen de guérison pour mon coeur, d'est ainsi que nous sommes restés sept mois à Paris, et les soins persévérants de cet excellent médecin ont été couronnés d'un tel succès, qu'il m'est permis de penser à satisfaire l'ardent désir de mon coeur, celui de retourner en Hollande * dans l'espérance que le faible produit de cet ouvrage nous en fournira les moyens.
Source : Gallica

Mme Milbeck Histoire déplorable de Milbeck… (1842)

Un an, que dis-je, un seul jour de bonheur fait oublier des siècles de souffrances; mais le souvenir d'un bonheur perdu est pour le malheureux un cruel tourment de plus. Qui pourrait apaiser l'orage de mon coeur et calmer ma tête brûlante? Je ne puis modérer mon chagrin. Il est vrai que le sort est bien plus supportable quand on peut l'affronter courageusement ; mais par malheur, depuis trois ans, je flotte entre la crainte et J'espérance !.. Mon mari, sur qui j'avais concentré tout mon amour, toute mon affection, toute ma vénération, est frappé de folie !
Source : Gallica

Mme Milbeck Histoire déplorable de Milbeck… (1842)

Il m'a atteint jusqu'au fond de l'âme ; il trouble, toutes mes pensées et tous mes desseins, semblable à un ver rongeur qui, nuit cl jour, perce mon coeur; et ce coup me tuera, certes, si une dernière lueur d'espérance m'abandonne. 0 mon Dieu ! tu sais combien je me suis imposé de privations; que j'ai, jusqu'au bout, employé ma fortune entière pour que mon mari recouvre ses facultés intellectuelles ! L'amour seul me reste ; l'amour, le plus précieux diamant de l'homme sur la terre, lequel renferme tout le bonheur et n'a point de bornes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature