Résumé

Roland Onffroy À M. le Président et MM. les Conseillers de la Cour royale de Rennes…

Mon père a-t-il fait partie des bandes armées ? — Non. A-t-il excité à la guérre civile par des intelligences secrètes ? — Non : rien ne le prouve.
L'attentat contre la sûreté intérieure,de l'état n'existe donc pas. A-t-il participé à un complot dans le même but? — Rien encore ne le prouve ; c'est-à-dire rien ne prouve, de la part de l'accusé , cette résolution d'agir concertée avec d'autres personnes, qu'il est nécessaire de bien constater pour admettre l'existence du complot. Le jugera-t-on pour intention? —On n'en a pas te droit.
Source : Gallica

Roland Onffroy À M. le Président et MM. les Conseillers de la Cour royale de Rennes…

Eh bien ! non : jamais accusation ne fut plus grave, et jamais pourtant accusation ne fut plus dénuée de preuves. Au contraire , ce qui surprend le plus ici, c'est de voir que, depuis l'arrivée; de mon père à Malnoë, jusqu'à son; départ de Fougères pour Paris , ses démarches ont été comptées et suivies pas à pas par l'instruction ; et nulle part cependant elle n'a pu signaler l'accusé parmi les bandes armées. Comment; après cela, peut-on élever contre lui une accusation qu'une contradiction aussi évidente fait tomber d'elle-même?
Source : Gallica

Roland Onffroy À M. le Président et MM. les Conseillers de la Cour royale de Rennes…

Ici il n'appartient à personne de supposer à mon père une lâcheté, parce qu'on ne saurait flétrir un homme qui n'a jamais trahi ses devoirs, qui n'a jamais dévié du sentier de l'honneur et de la fidélité.
2° Enfin j'arrive à la seconde accusation, celle de complot. Si pour condamner quelqu'un pour attentat, il faut des preuves irrécusables , ils me semble que pour établir l'existence d'un complot, les preuves doivent être, en quelque sorte, encore plus évidentes; car nécessairement l'accusation est plus délicate.
Source : Gallica

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