Résumé

Société constitutionnelle centrale de Paris… (1830)

La représentation et le faste n'élèvent plus la royauté; ils la rapetissent. Les habits dorés et les galons sont laissés à livrée. La pompe et l'éclat du cérémonial ne sont qu'un puéril jeu de la scène. Voyez toutes ces vieilles monarchies avec leur éclat et leur fierté si chères à M. le ministre; elles sont tombées comme des décorations de théâtre. La
simplicité et l'économie font la dignité et la force
Source : Gallica

Société constitutionnelle centrale de Paris… (1830)

Qu'on y pense bien , ce n'est pas seulement une' loi de finance, c'est un grand principe politique que la liste civile met en discussion. Fixer les émolumens de la royauté, c'est en déterminer la nature. Le ministre l'a senti : il a pris l'avance, et, dans un rapport qui exhale je ne sais quel parfum de cour, il s'ingénie à nous apprendre ce que c'est que la royauté, comme si nous ne le savions pas, nous qui l'avons faite hier. Comme un orateur du petit lever, il parle de la représentation et de l'éclat que le trône tient, dit-il, d'un ancien ardre de choses, remontant à la féodalité.
Source : Gallica

Société constitutionnelle centrale de Paris… (1830)

En résumé , un roi, dans les temps modernes, n'est plus que le premier fonctionnaire du royaume. A ce titre, son traitement ne doit plus être un moyen de représentation et de faste. Que si l'on méconnaît cette vérité, les abus reparaîtront plus puissans que jamais,, tout se modèlera sur les émolumens de la couronne. Jusqu'aux employés viendront vous parler de la nécessité de la représentation. Un roi, déjà distributeur de tant de places, gardien de tant de trésors, se verra assiégé par une aristocratie nouvelle.
Source : Gallica

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