Résumé

Souvenir de la cérémonie du 14 juin 1858… (1858)

On l'emporte du milieu des rangs, on lui dit sans détour qu'il n'a plus qu'à mourir. Son regard presque éteint se lève vers le ciel, demandant grâce; puis il le reporte à l'horizon lointain. Il entrevoit comme dans une vision, les rivages de France, la terre natale, le toit paternel, les champs où il a grandi, les êtres qu'il a tantaimés. Pauvre jeune homme,jette à traversies flots l'éternel adieu à ceux qui te furent si chers; bois tes larmes en silence, et prie Dieu d'abréger ta peine en te laissant mourir.
Source : Gallica

Souvenir de la cérémonie du 14 juin 1858… (1858)

Il y a longtemps qu'on.l'a dit, il est beau et glorieux de mourir pour la patrie C'est un vieux cri de gloire, qui a fait mille fois le tour du monde, répété d'âge en âge par ceux d'entre les peuples qui ne voulaient point tendre leurs mains à des chaînes. Oui, sans doute, il est beau de tomber au champ d'honneur, d'être enseveli dans les plis d'un drapeau et de se faire une tombe où l'on puisse inscrire : Sistepedem.. Arrête, voyageur, ton pied foule un héros.
Source : Gallica

Souvenir de la cérémonie du 14 juin 1858… (1858)

En effet, les lauriers déposés sur une tombe se flétrissent et l'aîle du temps a bientôt usé le marbre des mausolées; mais la prière q li pan d'un cœur généreux, monte vers le Dieu des miséricordes et elle est un secours efficace pour ceux que nous aimons. Cette marque de véritable amitié donnée par de braves militaires à ceux de leurs camarades que le plomb ennemi avait fait tomber était donc le but de la cérémonie.
Source : Gallica

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