Stanislas Julien,
Journal asiatique
“ Hélas ! Madame, répondit le batelier, quel malheur j’ai à vous apprendre ! nous avons rencontré la bête féroce, elle s’est jetée sur votre infortuné mari, et l’a emporté ; moi-même, sans la légèreté de mes pieds, je n’aurais pu échapper à sa fureur ; pour preuve, je n’ai pas osé emporter le bois que j’avais coupé. À cette nouvelle, madame Tan se frappe la poitrine, et pousse de profonds soupirs. Tchang, cherchant à l’apaiser, lui dit : Si votre mari est devenu la proie d’un léopard, c’est que le destin l’avait ainsi ordonné ; que servent les pleurs et les sanglots ? ”
