Résumé

T. Pletteau Notice sur M. Baranger, curé de Baugé (1867)

Mais il était encore un esprit large, ouvert, exempt de préjugés et de routine ; il connaissait son siècle, et il n'en reprouvait pas toutes les tendances.
Tant de qualités si rares étaient soutenues et rehaussées par un cœur excellent. Cette parole de Bossuet, « lorsque Dieu forma le cœur et les entrailles de l'homme, il y mit premièrement la bonté comme le propre caractère de la nature divine, et pour être comme la marque de cette main bienfaisante dont nous sortons, » trouvait en M. Baranger son application.
Source : Gallica

T. Pletteau Notice sur M. Baranger, curé de Baugé (1867)

Mais toute puissance, sur les modestes comme sur les plus vastes théâtres, a ici-bas ses limites; et si intelligent, si éloquent, si dévoué que fut M. Baranger, il ne réussit pas toujours à détruire cette indifférence, fruit du respect humain, de la paresse d'esprit et de cœur et des préjugés, qui retient tant d'hommes au seuil de l'accomplissement complet de leurs devoirs religieux. Il voulut préparer à Baugé une nouvelle génération, sinon plus chrétienne de sentiments, plus énergique du moins dans leur manifestation.
Source : Gallica

T. Pletteau Notice sur M. Baranger, curé de Baugé (1867)

Il a été enseveli au pied de la croix du cimetière; et là, il mêlera sa cendre à celle de ses paroissiens, qu'il a aimés, consolés et sanctifiés. Quand le cercueil est descendu tristement dans la fosse, plus d'un cœur s'est senti brisé ; mais nos âmes se sont raffermies à la pensée que les intérêts religieux n'avaient pas dépéri à Baugé entre les mains de M. Baranger, et que l'Eglise pouvait déposer une palme sur la tombe de ce vaillant athlète de Jésus-Christ.
Source : Gallica

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