Résumé

Victor Moulin L'amant mystérieux : comédie en un acte (1852)

JULIE.—Oh! je sais que souvent il n'y a rien d'aussi invraisemblable que la vérité.
LA COMTESSE.—C'était il y a deux mois, à ce moment ou notre cœur semble se renouveler comme la nature, pendant une belle soirée du mois de mai, j'étais chez Delphine depuis quelque temps, et ce soir-là mon esprit était inquiet, agité, comme à l'approche d'un événement qui doit décider du bonheur de la vie ; nous en étions aux confidences, et à mesure que la nuit descendait sur l'horizon, l'épanchement devenait plus intime, comme si de certains aveux redoutaient le jour !
Source : Gallica

Victor Moulin L'amant mystérieux : comédie en un acte (1852)

LA COMTESSE.—Ne partageant pas mon opinion, Delphine me faisait l'éloge de l'amour ; à moitié vaincue par la chaleur avec laquelle elle me peignait ce sentiment, je lui avouais que le platonisme inconnu aux jeunes gens du jour était mon rêve favori, que je regrettais que ces messieurs lui préférassent la passion, mais que si par impossible un homme tel que celui que je souhaitais se présentait, je lui abandonnait volontiers mon esprit en réservant mon cœur.
Source : Gallica

Victor Moulin L'amant mystérieux : comédie en un acte (1852)

JULIE.—Oui, mais je ne veux épouser qu'un homme spirituel. (Vivement à la comtesse.) Tiens, à propos d'esprit, et le vôtre?
LA COMTESSE. - C'était Delphine! je te conterai cela.
JULIE.-Et votre haine pour le chevalier?
LA COMTESSE. — Il parait que c'était de Famour.
déguisé! hein! Julie? que nous sommes folles parfois nous autres femmes, je cherchais bien loin le bonheur (donnant la main au chevalier) et je l'avais sous la main ! (Le chevalier lui baise la main.) LUCAS (se rapprochant de Julie.) —Mam'selle, vous disiez tantôt que la boisson me donnait de l'esprit.
Source : Gallica

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