“Qui did a ceux de fes efcolles Que les inftitutions folles Que font les eglifes rommaines* Ne font qu'inuentions humaines Qui ne proufîtentd'yne maille, Et qu'il vault mieux que l'on trauaille Aux loix de Dieu,ou tenus fommes Que non pas a celle des hommes Pleines de toute villennie.”
“Tende la main auquel il luy plaira, Car tout âinfî comme il làbourera, Il receura remuneration, Notez donc bien la proportion, Et croy^ tous pour feure vérité Qu'h omme n'y a qui n'ayt fa liberté, De Dieu donnée,ainfi comme voyez, Et pour a fin que plus hardizfoyez De bien refpondre à la gent hérétique, Pronuer ie veux par texte Euangelique, Qn'iln'y a homme en ce monde viuant, ; Tant fubtil foit,cTherefîe & fçauant, Qui feeufi nyer le liberal arbitre, J' En fainft Matthieu vingtroiziefme chapitre? Noftre Seigneur dit ainfî que ie croys.”
“C'eft la grand montaigne ou Dieu parle Et ou fa voix eft haulte ouye. Parquoy les gens de fourde ouye Qui doibuent desfcâuans aprendre N'ont pas bien l'efprit pour comprendre Plufîeurs paflages difficiles.”
“Et le pafteur eft à Ja cour, Qui lés delpouille toutes nues. Voila comment les petitz aignelètz, De leur bergiers font delaiflèz feuletz, Entre les loupz qui font prefque enragez, En grand danger d'eftre prins & mangez, E t deu orez des Ours & L eopards, ! Qui font le guet pour en auoir leur parts, Ce temps pendant que le pafteur fommeille.”
“S'il eft ainfî que ces gens la Soient damnez pour vn feulmefpris Et vray dieu que fera ce au pris De vous qui defobeiflez Aupape,^ qui conuertiflez Sesloix en blafpheme & iniuref Dieu viuant'par foy mefine iure Qu'il s'en vengeragrefuement.”
“Ce que font, aufïî nbz fufdi&s Singes &: Marmots, qui ontenhayriê mortelle l'Eglife de Dieu, au contraire ayment la tauerne, pour le bort vin,qu'il leur faîft faire mille fîn geries,&: pour les bons &: gras morceaux qu'ils ont en recortifnandation, a^mans trop mieux vn iour de bonne chere, que vne heure de ieufne Szabftinence.”
“Et i en ay vcu yn infidelle Qui tenoit erreur mifer able Et difoit eftre cas damnable De nourrir noftre chair de chair Et que s'on lè debuoit trencher Deflusl'eftal comme vnpourceau, Qu'il n'en mangeroit vn morceau« Dire le puis cane l'ay veu. Et le paouure homme defpourueu Auoit tout pour le fin moins d aagc Quattreringtz ans,& d'auantage Le plus deffait,& le plus trifte» Que ie ne vy one Lutherifte Si troublé d'efprit qu'il eftoit Et tout temps quant & luy por toit Des choux ou des pommes au fain.”
“Guenons, lefquels nap^ i prochent iamais du feu que Ja hart du ra* got qu'on y met , ne foitpremièrement bruflee&-> rompue, peur que le ditft feil I ne rcjaliffe Itir eux,tout ainfî ont faiél noz ennemis Seaduerfaires de vérité,tant queN j la hart de iuftice a tenu bon, &: quelle a efté forte & puiflante pour, les pendre &: brufler,fans ropre ne ployer, iamais n'ont ofé approcher de la fumee 5 ne ouurirla bouche pour dire cdqu'ils auoient furle CCeur : mais depuis que ladidtc hart a efté rompue,& qu'ils ont eu liberté &.permif-.”
“De noftre vie,auare & malheureufe. Qui nous conduit au feu abominable. Voicy le temps & l'heure miferable, Voicy le temps du haut regne de Dieu, Veu que vertu n'a plus au monde lieu, . Etque.raifon en l'homme ne domine, Dire faut bien que mondaine machine V . Veut prendre fïn,& que la formateur A proposé Iyer Tyfurpateur Au centre infeft par fentence immuable: Pource chreftiens d'vne amour venerable / Leuons nous yeux en contemplation, En rendant grace & jubilation Au Dieu de gloire^ fin qu'aux,pfùndzlieu$ Puiflè opprimer ces mauditz enuieux, Qui ont voulufon eglifedeftruire.”
“Et d'abodant,'Ie Singe eft (comme di£t àuons) ençhajné,& n eft en fa liberté d'al ler où il veut, comme font auflï les defTus di&s Singçs heretiques,que Fè diable d'ê Fer tient'encliay iiez,voire li fort qu'il n'y îi Dieu ne Eglife qui les puiffedefehainer ne retirer de ladiâe fingerie,tant font liez endurcis en leur erreur, ce qui les em pefche de iouïr de la liberté de confcicnr çç DES HVGVENOTS, ij ce fpirituellé pour aller où ils pretendent toiis chauffez &: veftus , auec ieurdid. ^lien qu'ils traynenc cóufiours après eux.”
“L'antipapifte. Non a,car il a fi bien duite, Que toufiours auecelle git. Puis le fainft efprit la regit Qui pleine grace luy confère, / DV FlDELLE PAPISTE.' Dont de pafteurs n'auons que faire Et tant les femmes que les hommes Tous preftres del'eglife fommes, Et pouuons prefcher & aller E, fa parolle reueler Aux petis>de bafle memoire, Car ceftvnarreft bien notoire Que Dieu qui a tout ordonné N'a peint en ce monde donné Plus de puiflance aux yns qu'aux autres Et pour prouuerqueles apoftres Ont eu autant de dignité Que Pierre enfapapalité.”
“Laflùs aux cieux pres de fonpei-e afsis. Pource notez paoures gens endurciz, Que Dieu a l'ame,& la terre le corps,, ;. Qu'il nous delaiflea fin d'ellrerecorda : ; De leurs bicnfài&z,& que les enfuyuons..”
“DV FI DELLE PAPISTE, Or tu dois notter fur ce heu Queiceux de l'infernal prétoire Ne donnent a Dieu nulle gloire. . Et pource il fault dire que font Ceux qui en purgatoire vont> Lefquelz en leur douleur inuoequent Iefus Chrilt qu'a pitii prouoequent Efperant leur faluation Ht pour tierce approbation, Aux Maccabees il eft did Que c'eft vne ceuure de credit, Et chofe treflalubre & fainâe De prier d'vne amour non faintte Pour les fidelles trefpaflez.”
“Ce que voyons ap pertemenc par la dormition &: negli gence de noz iuges & prélats, voire &: •qui portent plus de dommage & preiu dice à la diófce Eglife de Dieu-,que toutes les herefies Seerreursproblématiques, -que vous fçauriez alleguerne propofer çous le temps de y öftre,vie : Car c ell vne " : çhofe certaine, quçfinous çuflîons eu de”
“Ou eft le teps que les 1 oix n'cftoiét qu*Vne^ Ou eft le temps qu'il ne nous fèiîloit riens* . Ou eft le temps qu'il eftoit tant de biens, ' Et quele filz'portoithonneùr au perel Tout eft changé en mal & vitupère*. Que leschreftiensfontàu peuple de Dieu* * - £t pour raifon bon temps n'a plus de lieu. Car la chair fainftô.éft a mort fi frappée, .”
“Hela's combien à il au monde, De deuotz clauftriers bienheureux Comme font les fufdi&z chartreux Et ceux de la fain&e obferuance, Qui tous les iours font fans doubtanco A prier Dieu portans lahaire, Ce pendant que tu fais gran d'cherc Toy Scmoy toute heure du iour î Et eux çloz comme en vnetour, Söst veillans enieofae & prierè .”
“Corps ne efprit plus fainft & precieux, Que celle là fur toutesiînguliere? Elle qui eil des hautz cieux thefauriere, Par grace infofe,&,-refprit des humains; ■' Defcrirez vous de voz infâmes mains, Qii'èn ce bas val ira iamais merité, 1:• Elle qui eft- deuant la trinitê,.. ; ƒ A prier Dieu continuellement.”
“C'eft afcauoîr de fain&e eglife Donc il eft chafie comme vn chien? : Et lors le Diable en Ton lien Le détient pàr telle maniéré,:- QiL.il n'y a leufiie ne prière Ne toutle bien que faift il ày - Qui le feeuft defiier.de la Sile pafteur n'y meft la main Et de uant Dieu eft fi villain, Si infaiä & abominable, Qu^il refTemble plus au grand Diable' ' Qu a fa propre humaine nature.”
“L'eau pure eh vin, & aufsi qu'il mua, . Lafèmme Loth en ftatue de fel? Luy qui eft Dieu, faint & fempiternel, Ne peut il pas faire ce qu il luy plaift? • l ïecroy qu'ouy,quitefaiterrei?ceft ; De ton falut as perdu l'appétit, , En demandant comme en lieu (î petit, . ' Le corpSjle fang pourroit eftre incarné? O le mefchant,ô le maudit damne, ■ O malheureux homme facramentaire, E ftim es tu que ce corps falutaire, (Qnéles Chrefliens adoretpour leur Dieu. Entre les mains du preftre) occupe lieu ' Ainfï çommefaufemënt tu expofes? < O Quand Iefus Ohrift entra les portes cl o fes;'”
“Qui tous les iours rafche vousdèceiioîr Par vaine gloire eftiment plus fçauoiiv Etmieux entendreynediftïcuJté,' " Que lesdo&eursde toute cht eihentêt Si qu'au moyen de leur fiere hereiîe, Ont imprimé dedans leur fantafiêr Que Dieu-leur a le Jainft eiprit tranfinisj, Et qu'aux enfers leurs parens &amys ' ^ Sçjit trebuchezjfàute d'auoir cogneu. Ce qu'en leur liure eft dit & contenu.”
“Celle de Dieu n'eft pasdemefme, Ains plus ayfëe mille foy s Que ne font pas humainesloix Selon qu'il nous faiót apparoir, Parquoy on ne doit comparoir Ses fain&es lettres cordiales, Aux temporelles & regalles Ou toute obfcurite abonde Car il n'y a en tout le monde Science fi intelligible,, Qu'eft le teftament & la bible Sans aucune glofe en extraire Lcpdpifte.”