Joseph Gayda

Élements biographiques

Joseph Gayda,  Ce brigand d’amour !

“ L’éventail me vient de Daster, de celui qui le premier a fait battre mon cœur et m’a possédée toute entière ; c’est la seule relique d’un amour qui ne peut plus renaître. Voilà pourquoi je le préfère à toutes ces pierreries banales... Si tu ne me crois pas, Olivette, toi, qui n’a pas aimé encore, tâche, pour ton premier amour, de rencontrer un jeune poète, tu verras l’exquise et la divine chose, et tu comprendras que je dis vrai ! ”
Source : Wikisource

Joseph Gayda,  Ce brigand d’amour !

“ Puis, la menant devant une large glace de Venise, elle la laisse se regarder ainsi ; mais Olivette qui ne sait ce qu’elle aimerait le mieux parmi tant de splendeurs :
— Dis-moi, Fifone ? De tous tes bijoux, lequel préfères-tu ? Lequel t’est le plus cher ?
— Celui qui m’est le plus cher ? répond la belle actrice tout à coup devenue grave. Je ne te l’ai pas montré encore... Le voici ! ajouta-t-elle, en sortant d’un long coffret en bois de santal un éventail japonais de cinquante sous qu’elle ouvre sous le nez d’Olivette ahurie.
”
Source : Wikisource

Joseph Gayda,  Ce brigand d’amour !

“ Gare au premier qui te touche tant seulement du bout des doigts. Je le tue comme un chien !...
Et, les bras nus, la chemise ouverte laissant voir son buste nerveux et velu, il leva sa hache avec un geste si terrible que Marion recula épouvantée. Mais, laissant tomber l’outil redoutable à ses pieds, dans l’herbe, il tendit les mains vers la belle fille muette d’admiration pour ce gars décidé qui l’aimait jusqu’à ne pas reculer devant un forfait, s’il ne pouvait l’avoir qu’à ce prix.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature