Jules Gardair, Le libre arbitre (1889)
“ Il est impossible que la béatitude de l'homme soit en quelque bien créé. La béatitude, en effet, est un bien parfait, dans lequel se repose totalement l'appétit elle ne serait pas fin dernière, s'il restait encore quelque chose à désirer. Or l'objet de la volonté, c'est-à-dire de l'appétit humain, est le bien universel, comme l'objet de l'entendement est le vrai universel. Donc rien ne peut reposer la volonté de l'homme que le bien universel, lequel ne se trouve en rien de créé, mais seulement en Dieu car la bonté de toute créature n'est qu'une part de bonté empruntée. ”
