Jules Gardair

Élements biographiques

Jules Gardair,  Le libre arbitre (1889)

“ Il est impossible que la béatitude de l'homme soit en quelque bien créé. La béatitude, en effet, est un bien parfait, dans lequel se repose totalement l'appétit elle ne serait pas fin dernière, s'il restait encore quelque chose à désirer. Or l'objet de la volonté, c'est-à-dire de l'appétit humain, est le bien universel, comme l'objet de l'entendement est le vrai universel. Donc rien ne peut reposer la volonté de l'homme que le bien universel, lequel ne se trouve en rien de créé, mais seulement en Dieu car la bonté de toute créature n'est qu'une part de bonté empruntée. ”
Source : Gallica

Jules Gardair,  Le libre arbitre (1889)

“ Car ce qui convient naturellement et d'une manière immuable à une chose, doit être pour elle le fondement et le principe de tout parce que la nature de la chose est toujours ce qu'il y a de premier, et tout mouvement procède d'un immobile. Or, manifestement, tout ce qui tend vers quelque fin a d'abord une aptitude, une proportion, à l'égard de cette fin nul sujet ne saurait tendre vers une fin qui ne lui serait pas proportionnée. Et l'aptitude même ou la proportion de l'appétit à l'égard du bien, c'est l'amour, qui n'est autre chose que la disposition à se plaire au bien. ”
Source : Gallica

Jules Gardair,  Le libre arbitre (1889)

“ Ne semble-t-il pas, dans cette opinion de Bossuet, que Dieu ne peut voir de toute éternité les futurs libres, qui ne sont encore ni en eux-mêmes ni dans la volonté des hommes, à moins que Dieu ne décrète lui-même d'avance, de toute éternité, tous les effets particuliers auxquels il lui plait de porter la volonté humaine? Dans cette manière de présenter la solution de la difficulté, l'éternité parait une série indéfinie antérieure à chaque moment du temps, et non pas un ensemble indivisible coexistant tout à la fois à tous les moments qui se succèdent dans le temps. ”
Source : Gallica

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