Léon Vallas, S.

Élements biographiques

Léon Vallas, S. Revue Musicale de Lyon 1904-03-02…

Du reste, puisque l’époque du centenaire de Berlioz et des panégyriques de circonstance est passée, il est bien permis d’avouer que la Symphonie fantastique, dont on a assez vanté les beautés, apparaît aujourd’hui comme une œuvre trop uniquement extérieure, bien vieillottement romantique avec son pittoresque de pacotille, son ingéniosité passée qui, après soixante-dix ans, nous semble souvent enfantine et bien « ficelle », et son incohérence qu’excuse à peine l’argument du programme, cette navrante histoire, — si 1830 — de désespoir d’amour et d’empoisonnement par l’opium.
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Léon Vallas, S. Revue Musicale de Lyon 1904-03-02…

Il paraît difficile de critiquer le plus connu de nos chefs d’orchestre français qui jouit en France et surtout à l’étranger d’une véritable célébrité justifiée du reste par ses voyages, son activité et son dévouement à la cause de Berlioz, dieu dont il s’est fait le prophète, et qu’il soutient avec une ardeur, une vaillance, une ténacité et un entêtement admirables.
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Léon Vallas, S. Revue Musicale de Lyon 1904-03-02…

On en arrive à se poser la question de savoir si cette pseudo-parodie de l’italianisme, était voulue ou si elle n’était pas la manière même d’Ambroise Thomas, et, quand on songe aux récitatifs de Mignon (qui contient d’ailleurs des choses charmantes) , quand on songe surtout aux chœurs inénarrables du premier acte d’Hamlet, aux lamento, aux arioso et aux romances de cet opéra de pacotille, on est tenté de croire que Thomas fut un joyeux fumiste et qu’il ne fut créé et mis au monde que pour dégoûter le public de l’opéra italien.
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