Édouard Millioz

Élements biographiques

Édouard Millioz Revue Musicale de Lyon 1903-10-27…

Et encore, chez M. Witkowski, la mélancolie ne parle-t-elle pas seule : elle s’avive de lyrisme ; elle n’est pas morne et vague ; elle ne tient pas l’âme captive dans ces « serres d’ennui » qu’a chantées Maeterlinck, jardins de délicieux poisons. Non : c’est une sorte de tristesse mâle qui aspire à la vie ; et, parallèlement avec le travail technique parfait, cette chaleur concentrée, cette sensibilité vraie, font l’œuvre plus qu’intéressante, attachante et communicative.
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Édouard Millioz Revue Musicale de Lyon

Heureusement la saine musique du bon et doux César Franck nous ramenait dans le droit chemin, et vraiment sa si belle et si ardente symphonie, fort bien conduite par M. Pierné, démontrait une fois de plus qu’il n’y a de vrai et de durable dans tous les arts que ce qui émane du cœur, à plus forte raison du cœur d’un homme comme le fut le musicien angélique.
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Édouard Millioz Revue Musicale de Lyon

Ceux qui l’ignorent (César Franck) – et ils sont si nombreux ! – le déclarent obscur, et il est lumineux comme le soleil, comme le génie, comme l’évidence. Qui pourra dire avec des mots, le charme du chœur qui sert de début et de final ; qui pourra faire comprendre le pittoresque et le coloré du chœur des Chameliers ? Et qui surtout pourra dire jusqu’à quel point César Franck a fait sienne l’âme du Temple ?
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