Résumé

A bas Henri V ; par un pur de la République française… (1880)

Qu'on ait un roi comme Charles X, travaillant de toutes ses forces au bonheur du peuple, ou un dictateur comme Gambetta fumant des cigares exquis, pendant que nos soldats se font tuer sur le champ de bataille, l'ouvrier n'en travaille pas moins et n'en vit pas moins du prix de son travail ; il obéit aux lois ; et la seule différence est que le dictateur, fier comme tous les parvenus, mène le peuple beaucoup plus rudement que le vrai Roi qui se sent le père du peuple et qui, traitant l'ouvrier comme son propre enfant, lui laisse au contraire le plus de liberté possible.
Source : Gallica

A bas Henri V ; par un pur de la République française… (1880)

Ainsi fera Henri V; maître de la France, il se mettra à genoux devant le Sacré-Coeur, et le priera de régner lui-même sur la France qu'il aime.
Vois-tu, Morat, c'est une grande garantie pour un pays que d'avoir un chef qui prie ; un homme qui a l'autorité, appelles-le comme tu voudras, roi, empereur, président de la République ou ministre, un homme, dis-je, qui a l'autorité et qui ne prie pas, c'est un homme qui ne croit pas qu'il y ait là-haut un juge de ses actions, et puisqu'un tel homme se croit le seul maître, pourquoi n'en profiterait-il pas, pourquoi serait-il honnête ?
Source : Gallica

A bas Henri V ; par un pur de la République française… (1880)

Voici maintenant une accusation des plus graves : il est impossible à un roi d'améliorer la position de l'ouvrier, car voyez-vous, un roi (Henri V comme les autres) , c'est le candidat des riches, et une fois sur le trône, il ne chercherait pas à rendre l'ouvrier plus heureux, au lieu que la République, qui est l'oeuvre de l'ouvrier, si elle ne réussit pas à procurer le bonheur à l'ouvrier, au moins elle s'occupe de lui et lui promet des réformes.
Source : Gallica

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