Résumé

Claude Vignon Le Mariage d’un sous-préfet — La Statue d’Apollon

Trois femmes, toutes trois belles, entrèrent en même temps. Mais il n’y avait pas à s’y tromper, toutefois : la beauté était la seconde, celle qui marchait entre une mère de quarante-cinq ans, encore splendide de lignes, de traits et d’allure, et une sœur de vingt-six, un peu plus petite, jolie, élégante, fine, souple, mais pâle et comme accablée sous le poids lourd d’une épaisse chevelure châtain.
Le sous-préfet ne put retenir un mouvement d’admiration. Ces trois femmes venaient éclairer la salle du bal du rayonnement de leur beauté.
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Claude Vignon Le Mariage d’un sous-préfet — La Statue d’Apollon

« Un beau mariage ! » ma foi ! pour un simple sous-préfet sans fortune ! La plus belle personne du département et la plus riche dot de la province ! Et qui avait refusé tant de partis !
« Ce devait être un mariage d’amour assurément... et M. du Fresnoy avait été bien habile... Aussi, très probablement, il irait loin... »
Laure l’épousa, en effet, un peu plus tard, quand sa mère eut liquidé en pleine prospérité commerciale.
Et les dames Contadini quittèrent presque aussitôt la ville pour aller s’installer à Paris, où M. du Fresnoy venait d’être nommé maître des requêtes au conseil d’État.
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Claude Vignon Le Mariage d’un sous-préfet — La Statue d’Apollon

Le sous-préfet aurait bien voulu être présenté, dût-il ne tirer de la présentation qu’une contredanse, et il regrettait d’avoir été séparé du procureur par le mouvement du bal ; cependant, une autre occasion ne tarda pas à se produire, et il eut enfin l’insigne honneur de danser avec mademoiselle Contadini.
En la quittant, il n’avait pénétré aucun secret ; et il se disait : « C’est une fille qui ne veut pas se marier ici, parce qu’elle se sent faite pour être grande dame, dans une capitale. »
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