Résumé

D. L. Épître amicale à M. l'abbé Barruel… (18..)

N'est-il pas bien plus beau , bien plus glorieux pour un Roi d'être appelé à gouverner par l'amour et les voeux unanimes d'une nation, que de venir revendiquer un trône par droit de succession ? De grâce, M. l'abbé Barruel, ne nous ravissez pas le mérite, le bonheur, d'offrir à Louis une couronne; en venant nous démontrer qu'elle ne nous appartient pas, vous seriez un trop méchant homme.
Source : Gallica

D. L. Épître amicale à M. l'abbé Barruel… (18..)

Consolez-vous, mères éplorées, qui craigniez devoir vos enfans arrachés de vos bras pour être conduits à la mort, le glaive de la guerre va se reposer ; consolez-vous, intéressans et paisibles habitans des campagnes, le produit de vos sueurs ne sera plus consacré à enrichir de lâches favoris; et vous, bons citoyens, qui avez long-temps pleuré sur les maux de la patrie, et qui gémissiez de voir chaque jour river ses fers, rassurez-vous, la liberté et le bonheur, long-temps exilés du sol français, vont renaître parmi nous, l'arrivée de Louis leur a donné le signal du retour.
Source : Gallica

D. L. Épître amicale à M. l'abbé Barruel… (18..)

Voici comment se forme le contrat entre les individus qui se mettent en société: ils se réunissent en corps de nation, délibèrent sur les grands intérêts de la communauté ; et faisant abstraction du moi individuel, ne s'occupent plus que du bien général, qui devient en même temps celui de chacun. Ils se donnent des lois pour régler les divers rapports entre les citoyens, et délèguent le pouvoir de les faire exécuter à un ou plusieurs individus, qui sont, non les créateurs, mais les dépositaires de ces mêmes lois.
Source : Gallica

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