Emmanuel-Joseph Coguillon

Résumé

Emmanuel-Joseph Coguillon Fragment de poème (1843)

A présent que le ciel paraissant plus propice Permet que dans ces lieux notre menton fleurisse, C'est à notre valeur à repousser les coups Que l'ordre entier dans peu fera tomber sur nous.
Peut-être bien qu'un jour Rome plus favorable Etendra sur la barbe une main secourable,
Et qu'approuvant enfin nos institutions, Elle y fera pleuvoir ses bénédictions.
Alors les attentats et la guerre civile Ne déchireront plus notre sainte famille ; Les sinistres ciseaux n'osant plus se montrer, Rome dans leur étui les fera tous rentrer.
Source : Gallica

Emmanuel-Joseph Coguillon Fragment de poème (1843)

Quand un siècle léger eût par un goût volage De nos mentons barbus décrédité l'usage, Son caprice aiguisant de terribles aciers Créa dans sa fureur la race des barbiers.
On vit en peu de temps les visages décroître, Et la mode bientôt passa du monde au cloître.
Tristes imitateurs d'un peuple corrompu, Les Franciscains perdant leur première vertu , Sans respect pour l'honneur d'une sainte pratique Suppriment la plupart cette parure antique ; Et l'on n'apercevait que ciseaux meurtriers Pendus parmi les clefs aux cordons des portiers.
Source : Gallica

Emmanuel-Joseph Coguillon Fragment de poème (1843)

En entrant, le démon qui voit le bénitier Fait trois pas en arriére et se met à quartier; Puis se glissant au pied du lit du séraphique, Lui tient dans le sommeil ce discours pathétique : Tu dors, ô général, et Mathieu triomphant Brave avec son parti ton courroux impuissant.
Il craint peu tes ciseaux et sa barbe rebelle Malgré ses longs malheurs ne paraît que plus belle.
Source : Gallica

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