Résumé

Fitz-Adam Mon bulletin de vote, par Fitz-Adam (1870)

En effet, comment parlerais-je sérieusement de tout ce qui nous entoure ?
Peut-on ne pas reconnaître que, de notre temps, presque tous les hommes sont des mannequins ; la plupart des femmes, des poupées, et les choses, de simples bibelots?
C'est d'après leurs dieux qu'il faut juger les divers âges du monde. Or, qu'adorons-nous aujourd'hui? Un Dieu qui s'appelle le Laid, en trois laides personnes : Rochefort, Manet et Thérésa !
Source : Gallica

Fitz-Adam Mon bulletin de vote, par Fitz-Adam (1870)

Le gendarme ! que dis-je? quand l'humanité aura dégringolé jusque-là, il n'y aura plus de profession aussi libérale.
Nous serons tous casseurs de pierres, et nous serons gardés sabre au poing par des chimpanzés, dont la République aura coiffé le chef d'un tricorne et paré le torse d'un baudrier !
Ceux qui taperont sur du silex seront bien jaloux de ceux qui briseront de l'ardoise ! mais les gros singes seront là, armés du sabre, du sabre, du sabre de leurs fils.
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M. Duruy, en effet, n'a-t-il pas décidé que nous descendons tous du singe ?
Source : Gallica

Fitz-Adam Mon bulletin de vote, par Fitz-Adam (1870)

Enfin, vos pseudo-savants, auxquels vous auriez mieux fait de concéder le monopole des tabacs ou des omnibus que le monopole de l'enseignement,
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ont détrôné, dans leurs chaires et dans leurs livres, Dieu, l'autorité divine.
Ne vous étonnez donc pas si la marmaille, après avoir appris en quatrième la libre pensée, au lieu du catéchisme et du français, songe un peu plus tard à abattre l'autorité humaine !
Vos universitaires palmés (car telle est la marque distinctive de leur costume officiel) vous jouent de mauvais tours.
Source : Gallica

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