Auteur : Henry Houssaye

Résumé

Auteur : Henry Houssaye Revue des Deux Mondes

« Vive l’Empereur ! » d’un détachement de la ligne qui allait détruire le pont du Pecq. Les soldats, sachant leur empereur à la Malmaison, le saluaient par des acclamations. Napoléon parut ému. Il réfléchit un instant, se pencha sur sa carte, changea de position les épingles qui y étaient piquées. Il releva la tête, ses yeux brillaient. « La France, dit-il, ne doit pas être soumise par une poignée de Prussiens. Je puis encore arrêter l’ennemi et donner au gouvernement le temps de négocier avec les Puissances. Après, je partirai pour les États-Unis afin d’y accomplir ma destinée. »
Source : Wikisource

Auteur : Henry Houssaye Revue des Deux Mondes

Tout est usé, démoralisé. Comment compter sur un peuple que la perte d’une seule bataille met à la discrétion de l’ennemi ? » L’Empereur ne pouvait se faire à cette idée que la Chambre l’eût renversé parce qu’il avait perdu une bataille. Plus tard, il disait encore à Gourgaud : « Si j’avais été l’homme du choix des Anglais, comme je l’étais du choix des Français, j’aurais pu perdre dix batailles de Waterloo sans perdre une seule voix dans les Chambres. »
Bien que la nuit fût venue depuis longtemps, Napoléon continuait sa promenade dans le parc, sous le ciel profond, scintillant d’étoiles.
Source : Wikisource

Auteur : Henry Houssaye Revue des Deux Mondes

Il s’y jeta d’un brusque élan. Bertrand s’assit à son côté, Rovigo et le général Beker prirent place en face de lui. Les chevaux partirent à une vive allure, s’enfoncèrent sous bois, et rejoignirent, par la Celle-Saint-Cloud, Rocquencourt et Saint-Cyr, la grande route de Paris à Rochefort. Napoléon était perdu dans sa rêverie. Le respect de l’Empereur, la grandeur de son infortune, la tristesse de ces jours maudits, imposaient à ses compagnons le recueillement et le silence.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature