Résumé

Goguely Un dialogue des morts, par M. Goguely… (1849)

Tartare, pour expier leurs fautes, jusqu'à ce que leur tour soit venu de paraître devant moi?
NAPOLÉON.
Puis-je espérer, divin Radamanthe, d'être jugé d'après les règles et les principes des codes immortels que j'ai donnés à la France?
RADAMANTHE.
La vive lumière dont les dieux ont daigné éclairer mon esprit, suffit pour distinguer le juste de l'injuste ; et quand tes lois ne seraient pas entachées de vices capitaux, elles ne jouiraient pas d'une faveur qui n'a été accordée à aucune de celles des sages législateurs qui t'ont précédé ; car aucun ouvrage des mortels n'est immortel.
Source : Gallica

Goguely Un dialogue des morts, par M. Goguely… (1849)

Vite! à ton poste.
DIOGÈNE.
Te voici donc arrivé, Napoléon ! Qu'as-tu fait de tous les trônes et de toutes les couronnes dont tu avais dépouillé les légitimes princes? Cela était trop embarrassant à mettre dans la barque avec toi, et Caron n'aurait pas voulu se charger d'un pareil bagage. N'était-ce pas assez, dis-moi, des trônes des princes vivants, sans usurper encore pour ton fils celui de ces rois qui ont été les fondateurs de la grandeur romaine? Cette grandeur entrait donc aussi dans les rêves de ton imagination?
Source : Gallica

Goguely Un dialogue des morts, par M. Goguely… (1849)

Place ! Faites place, chiens de damnés ! Napoléon passera avant vous.
UN MORT.
Eh ! de quel droit, Mercure, passerait-il avant nous? Tous les morts ne sont-ils pas égaux?
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MERCURE.
Place, vous dis-je! Place!
UN MORT.
Nous ne souffrirons pas une pareille injustice! Huissier des enfers, Rufien de l'Olympe, entremetteur de boudoirs, c'est sans doute à cause de l'occupation qu'il t'a donnée dans l'autre monde, que tu veux le faire passer avant nous !
Source : Gallica

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