Henry O'Shea

Résumé

Henry O'Shea Auguste Guillemin : souvenir (1878)

Penser le plus possible aux autres et le moins possible à soi ; aimer ce qui est noble, élevé, intéressant; jouir par le cœur autant que par l'intelligence; imprimer autour de soi, dans tous les ordres d'activité, une impulsion plus vive, une direction plus sûre; communiquer un élan, indiquer un but, relever un courage, adoucir une peine, offrir souvent plus et mieux qu'un conseil, c'est là une vie que Dieu ne donne pas à tous, et ce fut, pendant de longues années, celle d'Auguste Guillemin.
Source : Gallica

Henry O'Shea Auguste Guillemin : souvenir (1878)

Son cœur et son intelligence avaient vite deviné le sens de la crise terrible que le monde traverse en ce siècle et qui provient de l'antagonisme entre ceux qui veulent marcher sans Dieu et ceux qui ne veulent pas marcher avec l'humanité. Quant à lui, son espérance était grande, parce que derrière l'erreur et la violence il voyait l'œuvre sainte que l'amour de Dieu a confiée à l'amour des hommes, je veux dire, la reconstruction d'une société nouvelle sur l'accord de la volonté humaine avec les lois de la sagesse éternelle.
Source : Gallica

Henry O'Shea Auguste Guillemin : souvenir (1878)

Pour qu'elle soit vraiment noble et féconde, il faut autre chose que les qualités extérieures de l'esprit qui frappent et éblouissent comme ces bijoux qu'on ne porte que les jours de fête. Il s'agit de dépenser à tout instant la menue monnaie de notre cœur : ce tact qui est l'esprit de notre cœur et pour ainsi dire le cœur de notre esprit; ce constant échange d'égards qui assurent la dignité de nos affections et en renouvellent la chaleur à tous les moments; ce doux contentement qui fait la sérénité de la vie et contribue à l'équilibre de nos penchants
Source : Gallica

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