Résumé

Charles Lemoine Compositions classées les premières au concours général entre les élèves des lycées de Paris pour la classe de philosophie en 1873… (1875)

« Oui, s'écrie M. Cousin, oui l'âme aime la vérité ; chose admirable ! un être chétif, perdu dans un coin de l'univers et qui, ce semble, n'a pas trop de toutes ses forces pour conserver et embellir un peu sa vie, cet être est capable de se passionner pour la vérité ! » Cette partie de nous-mêmes qui a soif de la vérité, qui jouit et qui souffre ainsi selon l'état de l'intelligence, c'est précisément le cœur, c'est le cheval blanc de Platon, qui, dès qu'il entrevoit son objet, se sent pénétré de respect et transporté d'admiration.
Source : Gallica

Charles Lemoine Compositions classées les premières au concours général entre les élèves des lycées de Paris pour la classe de philosophie en 1873… (1875)

C'est à cet amour parfait que nous aspirons tous tant que nous sommes. C'est lui qui remplira seul notre cœur et poussera notre liberté jusqu'à sa perfection.
Ainsi, soit par la voix de l'intelligence, soit par celle de la volonté, le cœur nous mène à Dieu. Epris de la perfection infinie qu'il pressent et ne peut connaître, il cherche à saisir l'une de ces trois faces, la Beauté, la Vérité ou la Bonté, et il est suspendu à cet aimant comme le monde d'Aristote. C'est le cœur qui est le foyer de l'activité de l'âme, puisqu'il met en mouvement et la sensibilité et l'intelligence et la volonté
Source : Gallica

Charles Lemoine Compositions classées les premières au concours général entre les élèves des lycées de Paris pour la classe de philosophie en 1873… (1875)

La réflexion ne fait que fortifier l'amour de Dieu, parce qu'il n'y a pas à craindre qu'elle découvre quelque défaut dans un objet parfait et que le cœur, à mesure qu'il le connaît mieux, se donne plus volontairement, plus librement à lui. L'amour que nous donnons aux autres hommes ne peut jamais être parfait ; le véritable amour ne se partage point, il est tout entier à chacun, c'est ce qu'exprime le symbole de la communion : l'amour que Dieu a pour vous ne nuit pas à l'amour qu'il a pour moi, parce qu'il est parfait
Source : Gallica

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