Résumé

J.-J. Delaporte Lamentations d'un vieux Havrais pur sang… (1866)

Portez plus loin vos pas pour jeter vos regards Sur l'océan grondeur où se trouvent épars Des steamers, des trois-mâts, qui, des lointains du monde, Apportent du travail la richesse féconde !
Contemplez ce tableau, si changeant à vos yeux, Où Neptune, parfois, se montre furieux.
Ici, dans les beaux jours que l'été fait éclore, Sur de riches gradins vous admirez encore Nos régates, ces jeux où marins, amateurs, Se disputent les prix qu'on décerne aux vainqueurs.
Source : Gallica

J.-J. Delaporte Lamentations d'un vieux Havrais pur sang… (1866)

Jadis on se plaignait de l'esprit d'étroitesse ; En face du progrès ! on craint pour sa richesse !
Comment faire, grand Dieu ! comment sortir de là ?
Je ne vois qu'un moyen ; ce moyen le voilà : Il faut marcher actifs, l'œil ouvert, l'esprit sage, Oubliant le passé puis son antique usage ; Prouver à tout zoïle, à l'esprit entêté, Qu'au souffle du progrès, naît la prospérité, Puis ils viendront à nous, avec bien ronde bourse !
Source : Gallica

J.-J. Delaporte Lamentations d'un vieux Havrais pur sang… (1866)

Oui, quels sont ces intrus, ces noirs démolisseurs Qui font, des vieux liavrais, des fontaines de pleurs !.
Maman, ma tendre mère ! en est tout amaigrie ; Mes frères et ma sœur, en ont l'âme meurtrie !.
Qu'ont-ils fait, les méchants ! On ne peut le nier : Ils ont détruit la Tour du grand François 1er !
Ce monument fameux qui, de notre vaillance, Rappelait aux Anglais l'active persistance ; Car c'est là que mon père, habile défenseur,
A prouvé qu'un havrais est un homme de cœur !
Hélas ! tout est changé !. Pour faire un Capitole, Ils ont, les malheureux !
Source : Gallica

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