Jacques-Vincent-Joseph Leleux, Tribunal correctionnel de Lille… (1823)
“ Vous allez décider, Messieurs, entre le ministère public et moi : j'attends votre arrêt avec calme, parée que ma conscience est pure; avec confiance, parce que vos vertus me répondent de votre impartialité. Si j'avais le malheur de succomber, je pourrais m'écrier avec l'orateur romain conscientia meliùs valet quàm omnium sernio.... Mais que dis-je ? Non, Messieurs, je n'aurai point à faire entendre ces douloureuses paroles : vous ne le voudrez pas, et en rejetant l'accusation, vous proclamerez que la liberté d'écrire n'est pas illusoire, comme tant d'esprits chagrins le prétendent ”
